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Jeudi 16 Février 2017 - 3 - Musée de l'Opium à Ban Soap Ruak près de Chiang Saen.

Un musée a été crée en hommage à cette substance devenue illicite à Ban Sop Ruak. Cette ville frontalière est le croisement de trois pays : Birmanie, Laos et Thaïlande, appelé Triangle d'or, connu pour son commerce d'opium.

Le triangle d'or, a été pendant de nombreuses années une plaque tournante pour le commerce de l'opium. Aujourd'hui ce commerce a officiellement disparu, mais il continue de manière secrète.

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Aujourd'hui encore 90 % de la production de l'opium provient du Triangle d'Or et de l'Afghanistan. Source : Cityzeum

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Le Musée s'étend sur plus de 25 hectares et l'on y trouve un centre de recherche, un centre d'éducation sur l'opium, des photos, des objets, de la documentation et bien évidement toutes les techniques de la production, de la culture et des différentes manières de consommer. Le rôle premier du musée est de sensibiliser les visiteurs à la consommation des drogues douces et dures et leurs méfaits et impacts sur la santé, le tout expliqué d'une manière ludique, simple et attrayante.  Source : Cityzeum

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Le pavot somnifère ou pavot à opium (Papaver somniferum), appelé également « pavot des jardins », est une espèce de plante herbacée annuelle de la famille des Papaveraceae originaire d'Europe méridionale et d'Afrique du Nord. Connue pour ses propriétés psychotropes sédatives, elle est aussi cultivée à des fins ornementales ou alimentaires. Source Wikipedia.

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Toutes les variétés de Papaver somniferum contiennent des alcaloïdes opiacés dont les plus connus sont la codéine et la morphine. Source Wikipedia.

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Cette dernière, outre la production à but thérapeutique pour ses effets analgésiques, fait l'objet d'un trafic illicite essentiellement destiné à sa transformation en un opiacé synthétique : l'héroïne. Source Wikipedia.

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L'usage de décoctions de pavot est un remède traditionnel dans les régions où la plante peut être cultivée, notamment du fait de ses vertus sédatives. Source Wikipedia.

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L'opium, latex produit par incision de la capsule avant maturité, est utilisé par l'industrie pharmaceutique car il contient des dizaines d'alcaloïdes : morphine, codéine, thébaïne, etc.

Il s'extrait de la capsule gonflée à son maximum mais non encore arrivée à pleine maturité du pavot somnifère (Papaver somniferum L. ou le synonyme paeoniflorum). Pour récolter l'opium, on incise le péricarpe des capsules mûrissantes après la chute des pétales avec un couteau à une ou plusieurs lames et de formes variées selon les régions du monde. L'incision exsude un latex blanc, laiteux, qui sèche en une résine brune. Enfin, pour récolter la résine séchée qui constitue l'opium brut, on racle les capsules à l’aide d’une large lame incurvée. Celle-ci doit rester humide afin que le latex ne s’y accumule pas à l'excès. Source Wikipedia.

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Il n'a été majoritairement utilisée en médecine occidentale qu'à partir du XVIIe siècle en remplaçant les préparations plus traditionnelles à base de pavot (généralement les sirop et les teintures de vin). Le codex médical préconisait au XIXe siècle son utilisation chez l'adulte à la hauteur d'un à huit  grains par jour, le grain renfermant lui-même 3 à 6 mg de morphine selon la qualité standard de l'opium alors employé (6 à 12 % de morphine). Source Wikipedia.

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Le pharmacien délayait la quantité prescrite de sirop d'opium ou de pavot dans une potion que le malade devait prendre selon un nombre de fractions quotidiennes. La potion pouvait contenir d'autres principes actifs prévus par l'ordonnance et il appartenait au pharmacien d'indiquer au patient la posologie ou l'usage de la préparation obtenue (nombre de cuillères correspondant, écart des prises selon les vertus de certains composants nécessitant rapprochement ou espacement...). La teneur de l'opium ainsi que ses formes de préparations ou encore leurs appellations suivant les médecins et les pharmaciens ont pu entraîner des confusions et des accidents dans sa prescription. Source Wikipedia.

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Le narcotisme désignait l'état dans lequel pouvait se trouver un patient ayant absorbé une trop forte dose par erreur et s'accompagne des effets secondaires courants des opiacés : nausée et vomissements, sédation, tremblement, frissons, somnolence, difficultés d'endormissement, difficultés au lever, démangeaisons cutanées, constipation... Source Wikipedia.

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La prise de 4 grains (212 mg) d'opium par jour s'avéra la dose seuil selon l'apparition des effets secondaires chez l'adulte et détermina les usages des prescriptions courantes ainsi que les indications du codex. Il ne fut accordé et observé que peu de valeur addictive ou récréatives à l'opium dans le cadre médical. L'usage détourné ou prolongé des formes médicales ne surviendra qu'avec la prise de conscience de l'usage de l'opium sous ses formes stupéfiantes. L'apparition de certaines formes médicales se confondit cependant avec les usages narcotiques assidus et importants. Source Wikipedia.

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Sa teinture la plus célèbre est le laudanum, notamment le laudanum de Sydenham mis au point par Thomas Sydenham au XVIIe siècle mais qui ne sera pas populaire de son vivant. Avant lui, Paracelse avait mis en évidence au début du XVIe siècle dans la médecine occidentale les propriétés sédatives puissantes de la teinture (hydro-alcoolique) d'opium auquel il donna le nom latin de "louange". Source Wikipedia.

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Le Laudanum fut très utilisé avant sa substitution par la morphine et la codéine dont les dosages sont encore plus rigoureux et pratiques. La codéine apporte en outre une sécurité accrue face à l'opium et à ses risques d'intoxication et de manie ; si elle libère bien de la morphine, celle-ci ne se loge pas sur les mêmes récepteurs endogènes. Source Wikipedia.

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L'opium a des propriétés sédatives et analgésiques. Il contient deux groupes d'alcaloïdes à l'origine de ses propriétés : des phénanthrènes (incluant la morphine, la codéine, la thébaïne) et des benzylisoquinolines (incluant la papavérine) qui n'ont pas d'effet significatif sur le système nerveux central. La morphine est de loin le principal alcaloïde présent dans l'opium, elle représente de 10 à 16 % du total. Elle rejoint et active des récepteurs µ-opioïdes dans le cerveau, la moelle épinière et le ventre. Source Wikipedia.

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Une consommation régulière ou excessive, même pour peu de temps, mène à une tolérance et, en cas d'usage prolongé, à une dépendance physique, présentant un syndrome de sevrage caractéristique quand le dosage est brutalement réduit ou interrompu. En thérapie, tout comme avec l'usage de la morphine, ses modalités d'arrêt sont favorisées par le rétablissement du patient et restent soumises aux protocoles d'induction et de sevrage des opiacés. Ses formes galéniques ne prévoient cependant que des formules à faible dosage dans des usages courts ne provocant généralement aucune accoutumance (dosage antalgique sur le court terme, anti-diarrhéique, traitement d'appoint de la goutte…). En France, bien que considéré comme un produit au potentiel de stupéfiant, il est classé sur la liste 1 des produits pharmaceutiques et peut faire l'objet d'une ordonnance de préparation magistrale. Pour des dosages forts, généralement en tant qu'analgésique, la morphine ou des molécules équivalentes lui sont préférées, notamment pour des questions de précision de dosage en fonction d'un taux variable de la composition de l'opium. La morphine est quant à elle soumise à la règle des 14 jours. Source Wikipedia.

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L'opium peut être avalé ou bu en décoction mais son usage le plus courant consiste à être fumé, souvent à l'aide d'une pipe (où la boule d'opium est préchauffée en étant piquée sur une aiguille), parfois mélangé avec du tabac. L'opium est également fumé en joint avec du tabac (parfois du cannabis, le joint est alors appelé « impérial »), l'effet est rapide et semblable (en moins intense) à la consommation d'héroïne : sensation d'extase orgastique, état de relaxation intense, insensibilité totale à la douleur (propriété analgésique de la morphine), difficulté de coordination des mouvements, etc. Les effets secondaires classiques des opiacés, semblables à ceux de l'héroïne peuvent apparaître en cas de surconsommation : dépression respiratoire, constipation et forte dépendance.Les graines de pavot ont par contre bien moins d'effet quand elles sont fumées en joint, à cause de la faible proportion en alcaloïdes morphiniques qu'elles contiennent. Sa consommation induit un myosis, une baisse de l'amplitude respiratoire, une hypotension et peut provoquer des nausées ou des vomissements.  

L'opium permet également la production légale de morphine et de codéine. Il permet aussi la production illégale d'héroïne et les abus de drogue viennent davantage de ses dérivés que de l'opium proprement dit.  Source Wikipedia.

 

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Le Chandoo est différent de l'opium brut. Une préparation minutieuse est nécessaire avant d'obtenir une substance sirupeuse, débarrassée des produits indésirables et dont l'arôme est ainsi rehaussé. L'opium brut, qui se présente à l'origine sous forme de boules recouvertes de feuilles de bananiers, est tout d'abord coupé et débarrassé des couches intérieures et extérieures. Ces couches seront traitées séparément avant d'être réintégrées dans la préparation principale. L'opium est tout d'abord dissout dans de grandes bassines remplies d'eau, filtré, puis chauffé à la vapeur d'eau jusqu'à réduction du mélange. Le contenu est brassé jusqu'à obtention d'une consistance proche de la pâte à pain en prenant soin d'éviter que le produit ne brûle, ce qui risquerait de dénaturer l'arôme final. Source Wikipedia.

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Une fois la consistance désirée obtenue, le produit est réparti, sur une épaisseur constante de quelques centimètres, dans une bassine métallique. La substance, à ce stade doit être à juste température, ni trop liquide, ni trop solide. La bassine est retournée sur un feu de cendres en prenant soin d'obtenir une répartition égale de la chaleur. Une fumée abondante s'en dégage. Il s'agit ensuite de déterminer le bon moment et de retirer, grâce aux ongles ou une spatule, une "crêpe" de 2 ou 3 mm d'épaisseur, qu'on déposera et qui sera, une fois refroidie, dure et cassante. On obtient ainsi plusieurs "crêpes" par bassine. Une partie importante des alcaloïdes et des résidus végétaux ont déjà été éliminés à ce stade grâce à la filtration et à la chaleur. L'opération précédente permet également une semi-torréfaction qui rehausse les arômes. Source Wikipedia.

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Les crêpes sont brisées puis dissoutes dans de grandes bassines remplies d'eau où elles sont laissées à macérer trois jours. Leur légèreté, qui leur permet de flotter, leur fait céder facilement à l’eau toutes les parties solubles tandis que les gommes flottent dans le mélange. Dès la troisième journée, on décante puis filtre le liquide grâce à un procédé original. Des filtres sont confectionnés à partir de moelle végétale de joncs décortiqués. Longs de vingt-cinq centimètres, ils sont liés ensemble en paquet par une extrémité puis plongés dans le liquide où surnagent les crêpes. Les bouts libres, étalés en nappe, retombent en dehors du vase sous forme de gros vermicelles. Cette moelle agit par capillarité comme un véritable siphon, qui vide en une demi-heure la bassine progressivement inclinée. Le liquide ainsi récupéré est concentré en le chauffant avec de la vapeur d'eau jusqu'à obtention d'un sirop noir et rougeâtre. Cet extrait est alors battu sous un courant d'air froid avec des spatules ou de manière mécanique afin d'y incorporer de l'oxygène. Tandis que le volume augmente, tels des œufs battus en neige, cette dernière manipulation permet également de donner de l'arôme au produit.

Le chandoo ainsi obtenu n'est théoriquement pas fumé immédiatement. Celui-ci doit fermenter pendant au minimum 3 ou 4 mois. Source Wikipedia.

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L'opium ainsi traité, le chandoo, est de consistance sirupeuse. Celui-ci ne peut être fumé comme du tabac. La méthode de consommation (dite "méthode thébaïque extrême-orientale") nécessite une minutieuse préparation demandant de longues heures et des équipements spéciaux au fumeur qui souhaite s'y adonner.  Source Wikipedia.

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Une aiguille en fer, de dimensions semblables à une aiguille à tricoter est trempée dans le récipient contenant le chandoo. On obtient ainsi une fine gouttelette qu'il faut débarrasser de son humidité en faisant rouler l'aiguille entre ses doigts tout en donnant à la goutte une forme de boulette au-dessus d'une lampe à pétrole. L'opération est répétée jusqu'à obtention, par accumulation, d'une boulette de la taille d'un pois-chiche. Source Wikipedia.

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La boulette ainsi obtenue est placée sur le fourreau de la pipe en prenant soin de laisser le trou de l'aiguille au centre pour permettre le tirage et le passage de l'air.L'opium est absorbé en maintenant le fourreau de la pipe au-dessus de la lampe sans être au contact direct de la flamme. Celui-ci ne doit pas se carboniser, la chaleur vaporise l'opium autour de 200 °, ce sont les vapeurs ainsi obtenues qui sont absorbées par le fumeur.  Source Wikipedia.

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Le pavot est aussi utilisé illégalement pour produire des stupéfiants, héroïne notamment. L'héroïne, ou diacétylmorphine, n'est pas un alcaloïde de l'opium : elle est synthétisée chimiquement, par réaction avec l'anhydride acétique en présence d'acétone, à partir de la morphine plus ou moins raffinée. Source Wikipedia.

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L’héroïne, diamorphine ou diacétylmorphine, est une drogue (substance psychotrope) utilisée pour ses puissants effets antidouleur et euphorisants. Découverte par Bayer, c'est un opiacé semi-synthétique obtenu par acétylation de la morphine, le principal alcaloïde issu du pavot à opium. Source Wikipedia.

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Elle est utilisée à des fins médicales comme antalgique, mais surtout de manière illégale dans des cadres d'utilisations récréatives. La tolérance à l'héroïne est importante, et son usage chronique est susceptible d'entraîner une très forte dépendance physique (syndrome de sevrage), bien que les patients ou militaires consommateurs habituels y succombent rarement. Source Wikipedia.

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Elle est synthétisée pour la première fois à partir de la morphine en 1874 par C.R. Alder Wright, mais son potentiel n'est pas reconnu. Elle est de nouveau synthétisée en 1898 par un chimiste allemand de l'entreprise pharmaceutique Bayer qui l’exploitera comme médicament pour différentes affections respiratoires dont la tuberculose. Source Wikipedia.

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Bayer dépose le nom « Heroin », du terme allemand heroisch (« héroïque ») parce qu’on pensait qu’elle permettrait de soigner l’addiction à la morphine sans induire d’accoutumance très répandue à l’époque notamment depuis que l'usage s'en était produit chez les soldats de la guerre de Sécession ou lors de la guerre de 1870. Source Wikipedia.

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Ironie du sort, car la morphine elle-même avait été préconisée comme substitut à l'opium : l’héroïne allait devenir l’un des fléaux du XXe siècle.

En effet, elle était, avant 1914, vendue librement en pharmacie, entre autres sous la fome de pilule antitussive, contre l’asthme, la diarrhée et même comme somnifère pour enfants.

À cette époque, la plupart des substances connues aujourd'hui comme addictives (opiacés, cocaïne, etc.) étaient alors en vente libre en pharmacie.  Source Wikipedia.

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L’héroïne, du fait de sa popularité et de son mode de diffusion, devient vite un problème de santé publique et dès 1918, la  Société des Nations s’engage dans une campagne contre l’héroïne avançant qu’un produit aussi dangereux doit être supprimé par une action internationale.L’Europe attendra 1931 pour reconnaître à son tour que le peu d’intérêt thérapeutique du produit ne compense pas son coût social .  En 1956, son usage médical est totalement interdit aux États-Unis ce qui ouvrira la voie à la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. La Convention unique sur les stupéfiants de 1961 porte principalement sur la coca, l’opium, le cannabis et leurs dérivés. L’héroïne sera progressivement interdite dans la plupart des pays à mesure qu’ils adaptent leur législation propre et classée comme stupéfiant. Elle reste très exceptionnellement utilisée dans certains traitement de substitution aux opiacés, sous surveillance médicale stricte.

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L’héroïne (diacétylmorphine) est un opiacé semi-synthétique obtenu à partir de la morphine, elle-même tirée du latex du pavot (Papaver somniferum). Elle est obtenue par acétylation de la morphine. L’équipement nécessaire à la production est sommaire même si un laboratoire et des compétences minimums sont requises pour obtenir un produit de qualité.Nombre de laboratoires clandestins seraient en fait des campements temporaires installés dans les endroits reculés des zones de production.

Voir article détaillé : https://fr.wikipedia.org/wiki/Héroïne

Un kilogramme de morphine permet d’obtenir sept cents grammes d’héroïne.

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Références :

Pavot : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pavot_somnifère

Opium : https://fr.wikipedia.org/wiki/Opium

Morphine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Morphine

Codeïne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Codéine

Heroïne : https://fr.wikipedia.org/wiki/Héroïne

Effets Antalgiques ou Analgésiques : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antalgique

En route pour la visite du triangle d'Or.

 

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